P'tain de bordel

P'tain de bordel
Je me lève en ce jour
Encore à me dire qu'il va falloir aller en cours,
Peut-être me suis-je levé trop tard
Peut-être qu'une fois de plus je vais finir en retard

Est-ce que aujourd'hui 'va encore falloir que j'cours ?
Ou est-ce que enfin j'aurais le droit à un autre jour ?
Mais ça qui peut le savoir ?
Qui peut savoir ce qu'aujourd'hui je vais voir ?

Encore les mêmes gens ? Les mêmes têtes?
Les mêmes visages avec leurs saloperies de fossettes ?
Heureusement qu'elle est là , elle,
Si belle.

La seule personne pour qui je supporte ce bordel.
La seule personne qui me sorte de l'éternel,
Le continuel,
Bordel.

# Online seit Freitag, 30. November, 2007 um 17:18

Belle société

Belle société
Un jour tu es née,
Tu t'es développée,
T'as emportée avec toi tous ceux qui t'ont créé
Tu as tout déchiré , tout s'est envolé,
Les espoirs d'une belle vie appartiennent au passé.

Toi , ma belle société . . .

Tu m'as lentement regardé grandir . . .
Pour qu'aujourd'hui je puisse voir et souffrir. . .
Tu nous as regardé en pâtir en prenant ton plaisir . . .
Tu t'es amusée en nous voyant nous même nous haïr . . .
Tu t'es éclatée en nous regardant nous même nous détruire . . .

Toi , ma belle Humanité . . .

Tout ce temps gâché
A faire ce pourquoi tu nous as élevé !
Tout ce temps gâché
A se faire la guerre et à s'entretuer !
On a détruit tout ce qu'on a créé !

Et tout ça, ça n'a en fait jamais réellement existé...
Un cauchemar... Le cauchemar "Humanité" ...
C'est pas une société qu'ils ont créé ...
C'est l'Enfer incarné ...
Cette "société" ...

# Online seit Montag, 10. Dezember, 2007 um 15:47

Condamné

Condamné
Justice est rendu en ce jour perdu

Je viens de me réveiller
Je scrute l'ouverture des grilles, leur arrivée.
Trop longtemps mon impatience m'a torturé.
Trop longtemps j'ai été enfermé.
Aujourd'hui, le jour de la délivrance est arrivé.
Ils vont m'emmener, me libèrer.

J'entend des pas qui résonne du fond de l'allée,
Je sens mon heure approcher.
J'entend des voix, ils ne se gènent pas pour parler,
Pour m'insulter,
Me traiter d'horreur sans-nom pour le crime auquel ils croient avoir assisté.
La grille coulisse, ils sont désormains là, debouts, à me regarder.

Je sais que c'est l'heure,
Je me lève sans peur,
Je sais que je partirais sans fleur,
Pour eux je n'ai aucun sens de l'honneur.
Ils me regardent avec horreur,
Les dix-neuf années de ma vie ne finiront pas en pleurs .

Je suis enchaîné, menotté,
Ma douleur ne semble pas les déranger.
Ils continuent de me dévisager tout en me conduisant dans l'allée.
Ils tiennent ma tête, je ne peux que regarder mes pieds.
Je sens ma peur et ma haine monter,
Alors que le petit cortège continu d'avancer.

Sur chaque côté je peux entendre mes camarades crier,
M'applaudir et m'encourager.
Je devrais peut-être les remercier,
Mais aucun mot ne vient . Mes lèvres sont déssèchées.
Je me contente de marcher ,
Lentement , sans me presser. . .

Mais cette fois mon sang devient glacé.
Au milieu de cette salle m'attend la liberté.
Il n'y a pas d'odeur, je me sens observé.
Tout le monde dans cette salle me regarde, horrifié.
Derrière une grande vitre, je peux voir les gens qui m'ont aimé,
Mais qui aujourd'hui , ne font que me détester.

Je ne peux m'empêcher de fixer l'unique chose dont la pièce est ornée,
Une simple chaise dirigée vers le public en train de regarder,
Mais ils me sortent de mes pensées.
Ils m'assoient et m'attachent, puis ma tête est mouillée. . .
Je les sens appliquer des éponges sur mon crâne rasé. . .
L'heure est venue, mon visage est masqué.

La pénombre m'a enveloppé,
Je les entend parler,
L'électricité commence à circuler,
Les brûlures s'intensifient et je sens ma peau s'incinérer.
La souffrance est si grande que je n'arrive pas à hurler.
Puis je sens plus rien, tout semblait terminé . . .

Mes forces m'ont quitté,
Je réfléchis une dernière fois aux dix-neuf années,
Uniques dix-neufs années où j'ai pû vivre avant d'être enfermé,
Puis pour ce crime, exécuté.
Ils m'ont accusé à tort d'avoir tuer,
Et désormais, après s'être vengés, ils vont m'oublier...





# Online seit Dienstag, 25. Dezember, 2007 um 16:32

Geändert am Freitag, 06. Juni, 2008 um 18:54

Notre Père qui êtes aux Cieux...

Notre Père qui êtes aux Cieux...
Parfois me vient une envie,
L'envie simple que tout soit fini.
Ces hurlements, ces cris,
Cette souffrance, infinie...

J'ai réclamé le droit à Dieu,
De remonter aux Cieux.
J'ai demandé le droit à Dieu,
De mettre fin au jeu.

Plus que je n'en puis supporter,
Condamné à les écouter,
Se débattre, brûler, hurler,
De la douleur que ton Seigneur a infligé...

J'ai réclamé le droit à Dieu,
De remonter aux Cieux.
J'ai demandé le droit à Dieu,
De mettre fin au jeu.

Plongé dans l'Enfer,
Son regard est de fer.
Son coeur est-il de pierre?
Tout devient étouffant. Plus d'air...

J'ai réclamé le droit à Dieu,
De remonter aux Cieux.
J'ai demandé le droit à Dieu,
De mettre fin au jeu.

Alors que les souffrances semblaient terminées,
Monsieur le Tout-puissant, avait estimé,
Que indigne de lui , j'avais été.
En enfer je suis né, en Enfer il m'a renvoyé.

The end..

"Mourir sera ta bénédiction"

# Online seit Donnerstag, 17. Januar, 2008 um 16:23

Paradis

Paradis
Le soleil se lève sur la terre de Désolation

Le ciel est gris, très clair,
La blancheur est partie, trahison.
Elle a laissé derrière,
Ce monde de solitude se rapprochant de la dépréssion.

Une brise très légère ,
Souffle sur ce village à l'abandon.
Je me demande d'où vient l'air,
Sur ce pays de déception.

Les maisons sont d'une blancheur polaire,
Dans ce village à l'abandon,
Il n'y pas de route, les chemins sont de terre.
Et je me trouve là, à marcher sans raison . . .


Le centre du village est orné d'une fontaine,
Au milieu d'une place déserte
Tellement vide qu'on imagine hantée par le croque-mitaine.
Je marche toujours, contre le vent, frappant l'air.

Tout ici laisse à croire que la solitude règne,
Tout ici laisse à croire qu'autrefois il y eu une guerre.
Tout ici laisse à croire que la solitude a remplacé la haine,
Tout ici laisse à croire que la vie n'est qu'un éclair.

" Le mépris est mon armure. "

# Online seit Freitag, 18. Januar, 2008 um 17:33